Cela fait
maintenant bien longtemps que je fais de la compétition
technique et force est de constater que chaque
année nous avons droit à la même rengaine
« Quels sont les changements techniques de
l’année » ? « Est ce que cette année ce qui était
juste l’an dernier sera une faute » ?,...
La vérité d’hier est-elle
l’erreur d’aujourd’hui (et vice versa).
Pourtant
fort de quelques voyages en Corée au cours desquels
j’ai (avec d’autres) pu participer à des compétitions
internationales avec des résultats honorables, je
me suis rendu compte qu’une autre pratique était possible.
Tout
d’abord, le règlement semble être connu de tous et
de nombreux pays (à l’exception de
la France, des USA,….). Il est vrai que même si la
Corée domine largement (à l’Open de Chuncheon) d’autres
pays se classent bien (Viet Nam, Espagne,…) mais que
tous pratique une forme de Tae Kwon Do en compétition
assez proche.
Afin d‘étayer mon propos je prendrais quelques points
particuliers que j’ai constater en compétition internationale,
je m’appuie aussi sur l’ouvrage de référence qui sert
dans tous les pays (sauf chez nous) et sur
les entraînements avec un grand maître, coach sportif
de 15 champions du monde technique avec qui nous avons
passé une semaine formidable.
Voici quelques
points de réflexion, il faudrait bien entendu aborder
chaque Poom See en détail, ce qui n’est pas Possible.
1-
La logique : très souvent on entend
dire, ce mouvement est plus logique que celui là,…
mais lors de mes entraînement le maître disait toujours
quand je lui demandé pourquoi il fait comme cela plutôt
qu’autrement ? « par ce que c’est le règlement
» ! « je ne parle pas efficacité, je parle
règlement ».
2-
La hauteur des coups de pieds : on
en peut pas dire que ce soit un domaine dans lequel
j’excelle, mais je défends quand même le point de
vue que plus c’est haut mieux c’est.
Je sais certains dirons « ce n’est pas réaliste »
alors je les renvois au début partie 1. Comment
évaluer la performance d’un individu si il ne peut
pas exprimer les qualités qu’il à développer
(souplesse, équilibre,…) En Corée, et ailleurs, la
hauteur n’est pas limité, plus c’est haut (et bien
fait) mieux c’est. D’aille le grand maître disait
« Eulgoul c’est au dessus de la clavicule, mais il
n’y a pas de hauteur maximale.
3- Les techniques
: Nous avons à chaque saison notre lot de changements,
il ne faut plus faire comme cela mais plutôt comme
ceci,… bien que cela ne s’applique pas à tous si l’on
regarde bien les performances de certains, ils font
des « erreurs » au titre du règlement de l’année,
mais on ne leur dit rien. Alors pourquoi ne pas s’appuyer
sur un ouvrage qui fait référence en Corée (il est
aussi en anglais). Ouvrage très bien fait dans lequel
chaque Poom See est détaillé Mouvement par mouvement,
avec une explication claire, précise. Une explication
sur les déductions de points et les gains de points.
Cela permettrait d’avoir une technique stable dans
la durée, qui plus est proche de ce qui est demandé
au niveau mondial.
4-
Le relâchement : Lors des opens internationaux
que j’ai fait je me suis rendu compte que les mouvements
étaient plus lents dans la préparation avec une accélération
dans la phase active et un verrouillage intense en
fin de mouvement. On se rapproche beaucoup de l’ITF
(la respiration et la vague en moins). Le rythme est
globalement plus lent, mais la puissance à chaque
coup est bien meilleure.